Recrutement de cadres : un troisième trimestre marqué par un net ralentissement selon l’Apec

Recrutement de cadres : un troisième trimestre marqué par un net ralentissement selon l’Apec

Le troisième trimestre 2026 s’annonce difficile pour l’emploi des cadres. Selon le dernier baromètre de l’Apec, seulement 7% des entreprises envisagent de recruter au moins un cadre. Un niveau historiquement bas qui confirme un net ralentissement du marché du travail. 📉

Recrutement de cadres : les chiffres clés du troisième trimestre 2026

L’Apec publie son baromètre trimestriel sur les intentions d’embauche. Les résultats sont sans appel. Toutes tailles d’entreprises confondues, 7% seulement prévoient d’embaucher au moins un cadre entre juillet et septembre 2026.

Ce chiffre constitue l’étiage le plus bas observé ces dernières années. L’enquête a été réalisée en juin auprès de 1.000 entreprises et 2.000 cadres. Les petites et moyennes entreprises restent stables. Les très petites entreprises connaissent même une légère hausse. Mais les grandes entreprises affichent une chute significative.

Chiffres clés du trimestre
  • 7%
    des entreprises embauchent
    un niveau historiquement bas
  • 42%
    des grandes entreprises
    six points de moins qu'au printemps
  • 61%
    anticipent des difficultés
    le plus bas depuis cinq ans
  • +2%
    d'intentions dans l'industrie
    aéronautique et construction navale

Les grandes entreprises en première ligne

Dans les structures de plus de 250 salariés, 42% prévoient de recruter un cadre au troisième trimestre. C’est six points de moins qu’en mars dernier. C’est aussi le plus bas niveau depuis le début de cette mesure en 2020.

Cette baisse s’explique par un contexte économique incertain. Le conflit au Moyen-Orient pèse sur la visibilité des entreprises. Elles privilégient des comportements de précaution et reportent leurs projets d’embauche. 📊

Marché du travail : les secteurs qui résistent

Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L’industrie, notamment l’aéronautique et la construction navale, affiche des intentions de recrutement plus dynamiques. +2% sur un an pour ces secteurs, grâce à des carnets de commandes bien remplis.

Cette résistance s’explique par des besoins structurels en ingénieurs et techniciens supérieurs. Les offres d’emploi restent nombreuses dans ces filières, portées par la transition énergétique et la relance de la construction navale.

À l’inverse, les services et le commerce sont plus attentistes. Les directions des ressources humaines attendent de voir comment la situation géopolitique évolue avant de lancer des recrutements.

Quelques chiffres à retenir

  • 📌 7% des entreprises prévoient d’embaucher au moins un cadre
  • 📌 42% des grandes entreprises ont des projets de recrutement de cadres
  • 📌 61% des entreprises anticipent des difficultés de recrutement
  • 📌 +2% d’intentions dans l’industrie, l’aéronautique et la construction navale

Tendances : les prévisions annuelles de l’Apec remises en question ?

En avril, l’Apec tablait sur une hausse de 4% des embauches de cadres pour 2026. Ces prévisions se fondaient sur une enquête réalisée avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Le contexte a changé depuis.

La directrice générale de l’Apec, Annelore Coury, nuance toutefois ces mauvais chiffres. Elle parle d’une « inflexion » et non d’un effondrement. Rien ne permet de dire que la hausse anticipée sur l’année ne se réalisera pas. Les trimestres à venir seront déterminants pour l’emploi des cadres.

Difficultés de recrutement : un recul inattendu

Autre enseignement du baromètre : les entreprises anticipent moins de difficultés pour recruter. Elles ne sont plus que 61% à redouter des obstacles, soit le niveau le plus bas depuis cinq ans. Ce recul est logique dans un marché atone : quand les offres d’emploi diminuent, la concurrence entre entreprises faiblit.

Les candidats ont donc moins de marge de négociation. Les salaires proposés pourraient stagner ou croître plus lentement. C’est un retournement de tendance notable pour les ressources humaines, après des années de pénurie de profils.

Les cadres plus inquiets pour leur avenir

Du côté des cadres, le moral est en baisse. Ils sont de plus en plus nombreux à craindre pour la pérennité de leur poste, en particulier les jeunes cadres. Les intentions de changement d’entreprise à court terme reculent également.

Ce climat incite à la prudence. Les cadres préfèrent sécuriser leur situation plutôt que de prendre des risques. Les recruteurs doivent donc redoubler d’efforts pour attirer les profils clés, notamment en proposant des perspectives d’évolution claires. 🎯

Le marché de l’emploi des cadres est donc entré dans une phase de ralentissement marqué au troisième trimestre 2026. Les recrutements restent possibles mais se font plus rares et plus sélectifs. Les entreprises qui souhaitent attirer les meilleurs profils devront faire preuve de réactivité et de transparence sur leurs offres d’emploi. Les prochaines semaines nous diront si cette tendance se confirme ou si le marché repartira. Une chose est sûre : l’attentisme est de mise dans les directions des ressources humaines. 🔎

Pourquoi ce ralentissement ne dit pas tout

Est-ce que les jeunes cadres sont les plus touchés ?

Le baromètre montre qu'ils sont plus nombreux à craindre pour leur poste. Les changements d'entreprise reculent aussi, signe que la prudence domine.

Faut-il revoir ses prétentions salariales ?

Les entreprises anticipent moins de difficultés à recruter, donc la marge de négociation se réduit. Mieux vaut viser une progression claire qu'un salaire en forte hausse.

Ça vaut le coup de chercher un poste dans l'industrie ?

L'aéronautique et la construction navale affichent des intentions de recrutement en hausse de 2%. Les carnets de commandes sont pleins, et les ingénieurs restent recherchés.

Les grandes entreprises vont-elles vraiment arrêter d'embaucher ?

42% d'entre elles prévoient encore au moins un recrutement de cadre. C'est six points de moins qu'en mars, mais loin d'un arrêt complet.

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