Seulement 7% des entreprises prévoient… : un plancher historique rarement atteint ces dernières années

Seulement 7% des entreprises prévoient… : un plancher historique rarement atteint ces dernières années

Les intentions d’embauche de cadres chutent à un niveau jamais vu depuis 2020. Seulement 7% des entreprises prévoient de recruter au moins un cadre au troisième trimestre 2026. C’est un taux historique qui traduit une performance économique en berne et un fort attentisme sur le marché du travail.

Recrutement des cadres : un taux historique au troisième trimestre 2026

Le dernier baromètre de l’Apec est sans appel. Toutes tailles d’entreprises confondues, seulement 7% envisagent d’embaucher au moins un cadre. C’est « l’étiage le plus bas observé ces dernières années », selon l’Association pour l’emploi des cadres. En clair, la tendance est à la baisse générale.

Ce chiffre s’appuie sur deux enquêtes réalisées en juin auprès de 1.000 entreprises et 2.000 cadres. La planification des recrutements est clairement à l’arrêt. Les prévisions annoncées en avril dernier tablaient sur une hausse de 4% des embauches en 2026. Mais le début de la guerre au Moyen-Orient a tout changé.

Le marché de l'emploi cadre en chiffres
  • 7%
    des entreprises prévoient une embauche de cadre au T3 2026
    plus bas niveau depuis 2020
  • 42%
    des grandes entreprises ont des projets de recrutement
    en baisse de 6 points en trois mois
  • 61%
    des entreprises concernées prévoient des difficultés
    plus bas depuis cinq ans
  • 305.800
    recrutements de cadres attendus sur l'année 2026
    soit une hausse de 4%

Grandes entreprises : une chute marquée dans les prévisions

Les grandes entreprises sont les plus touchées. Seules 42% d’entre elles prévoient de recruter au moins un cadre au troisième trimestre. En mars, elles étaient 48%. En juin 2025, 45%. C’est le plus bas niveau enregistré depuis le début de cette mesure en 2020.

Les petites et moyennes entreprises résistent un peu mieux. Leurs intentions restent stables sur un trimestre. Les très petites entreprises connaissent même une légère hausse. Mais l’ensemble du marché reste fragilisé par l’incertitude économique.

Les raisons d’une planification prudente dans les entreprises

Pourquoi une telle prudence ? Le conflit au Moyen-Orient perturbe les prévisions d’activité. Les entreprises privilégient des comportements de précaution. Elles anticipent moins et embauchent moins. La planification des effectifs devient un exercice délicat.

Cette frilosité se retrouve dans les chiffres. 61% des entreprises ayant un projet de recrutement de cadre estiment qu’elles rencontreront des difficultés d’embauche. C’est le plus bas niveau depuis cinq ans. Les tensions sur le marché du travail s’atténuent, mais la confiance ne revient pas.

  • 📉 7% des entreprises prévoient d’embaucher au moins un cadre
  • 🏢 42% des grandes entreprises ont des intentions de recrutement
  • ⚠️ 61% anticipent des difficultés de recrutement
  • 📊 Plus bas niveau observé depuis 2020

Secteurs qui résistent et tendances contrastées

Certains secteurs tirent leur épingle du jeu. L’industrie, notamment l’aéronautique et la construction navale, affiche des intentions de recrutement plus dynamiques. Elles augmentent de 2% sur un an. De quoi nuancer un tableau globalement morose.

Du côté des cadres, le climat est également tendu. Les craintes pour la pérennité de leur poste augmentent, surtout chez les jeunes cadres. Les intentions de changement d’entreprise reculent nettement. Le marché de l’emploi cadre est à l’arrêt.

Perspectives pour la croissance et la performance économique

Faut-il s’inquiéter pour la suite ? La directrice générale de l’Apec, Annelore Coury, temporise. Les chiffres du troisième trimestre ne constituent « pas un effondrement ». Rien ne permet de dire que l’inflexion à la hausse anticipée sur l’année ne se fera pas.

Les prévisions annuelles restent positives avec 305.800 recrutements de cadres attendus en 2026, soit une hausse de 4%. Mais ces statistiques datent d’avant le conflit. En attendant, la croissance des embauches reste fragile et dépendra de l’évolution du contexte international.

Cette prudence n’est pas une fatalité. La performance économique de la France dépendra de la capacité des entreprises à retrouver de la visibilité. Le retour de la confiance est la clé. Sans elle, la tendance baissière pourrait se poursuivre. Avec elle, le marché de l’emploi cadre pourrait enfin repartir.

Comment lire cette chute historique ?

Ça veut dire que les cadres ne trouveront plus de boulot ?

Pas forcément. Les intentions de recrutement chutent, mais les prévisions annuelles restent à 305.800 embauches, soit 4% de plus. Le marché ralentit, il ne s'effondre pas.

Est-ce que les grandes entreprises sont vraiment les plus touchées ?

Les chiffres le disent : 42% des grandes entreprises prévoient une embauche, contre 48% en mars. C'est le plus bas depuis 2020. Les PME résistent mieux.

Pourquoi les entreprises hésitent autant ?

L'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient bloque les prévisions d'activité. Les entreprises préfèrent anticiper moins et attendre d'y voir plus clair avant d'embaucher.

Est-ce que ça vaut le coup de rester dans son poste actuel ?

Les cadres sont visiblement dans cet état d'esprit : les changements d'entreprise reculent nettement. La prudence est de mise, surtout chez les plus jeunes.

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